mercredi 3 avril 2019

La Mule : Clint Eastwood en a encore sous le capot !

A 88 ans, Clint Eastwood nous prouve qu'il est plus que jamais dans le vent, avec la Mule, un film intergénérationnel, où bat le pouls de la vie ! 

La Mule au très long drive : éloge de la lenteur

 

Au menu, un charme irrésistible et rebelle, de la bienveillance, de la sérénité...
Ici, pas de courses poursuites spectaculaires de cascades et de voitures en feu, mais de la lenteur, un flegme en arme subtile,  rempli d'humour, d'esprit et de délicatesse. 
Le personnage octogénaire de Earl nous surprend par son éloquence sans filtre, son piment et sa fraîcheur.

You're a late bloomer ... 

 

Au fil de ses films, Clint Eastwood a joué et rejoué la relation complexe avec sa fille, jouée ici par sa véritable fille Alison. Leur relation trouve ici un parfum de rédemption.
"You're a late bloomer" Tu t'épanouis tardivement... lui dit sa fille devant un parterre d'hémérocalles, fleurs éphémères (en anglais day lilies, « lys d’un jour »). On peut les voir comme des métaphores de la beauté de l'instant présent...

Dis Clint t'aurais pas maté breaking bad par hasard ? 

 

 

Chez Clint, pas d'après-midi en charentaises devant la télé, les feux de l'amour ne sont décidément pas pour lui... On l'imagine plutôt regarder Breaking Bad en loucedé en se disant qu'il aurait bien aimé jouer le personnage de Bryan Cranston :) 
Heureusement pour nous qui nous délectons de cette histoire vraie ! A la fois sombre et lumineuse, cynique, drôle et surprenante. 

Coup de coeur pour la Bo avec la chanson "Don' let the old man in" bijou de tendresse et de simplicité qui va à Clint Eastwood à la perfection :)

jeudi 14 mars 2019

Sur le quai

Ils se dévorent des yeux d’une arrogance subtile
Comme une promesse au bord des pupilles
Un balai de cil à cil,
Puis ils se serrent avec pudeur
Repensant à la chaleur de leur tendresse
Du bout des lèvres ils se goûtent encore un peu.

vendredi 7 décembre 2018

Le petit dentier

Quand j'étais enfant, j'ai eu les oreillons, c'était douloureux et pénible, mes parents ne savaient plus comment me soulager parce que je me tordais de douleur.

Ce jour là, mon grand-père m'a apporté un petit dentier qui claquait des dents, pour me faire rire. Il le remontait, le posait à côté de moi et il riait comme un enfant ! On peut dire qu'il y connaissait quelque chose à la douleur. Il a connu la guerre, les deuils de sa soeur et d'une fille, la souffrance d'un corps malade, voilà peut-être pourquoi ces silences... ces chut, chut, qu'on entendait quand il se déplaçait, avec ses genoux rentrés en dedans quand il marchait. Il ne voulait pas qu'on sache qu'il avait mal. En fait, je crois qu'il avait accepté l'idée que cette douleur chronique faisait partie de lui. Elle était présente,quoi qu'il fasse...Et lui, avait décidé de nous en montrer sa face lumineuse.

Je pense encore a ce petit dentier, et à mon grand-père que j'adorais... car quoi qu'il m'arrive, je sais qu'on serre les dents, même si c'est dur, même si elles claquent, on avance. Parfois la douleur se tait, parfois elle hurle, mais quoi qu'il arrive, la vie continue !

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vendredi 14 novembre 2014

Le frigo et la mouche


Elle avait mis sa tête dans le frigo tellement la chaleur faisait rage. Cela faisait des jours et des jours que la canicule s'abattait sur le pays et personne ne savait quand tout cela allait enfin s'arrêter.

Elle souriait pensant au ridicule de la scène, si elle avait pu entrer un bras ou une jambe elle ne se serait pas gênée... Elle en venait à se rêver contorsionniste.

Dans un cirque pourquoi pas? Un numéro de contorsion dans un frigo... ou au milieu de la piste volant sur un trapèze, libre comme le vent, dans une époque intemporelle, gaie et simple...

Elle se demandait comment elle en était arrivée là, à rêver, seule devant son frigo qui ne répondait pas à ses questions métaphysiques, pas même de façon aléatoire...les choix qu'elle avait fait pesaient sur sa vie comme un arbre sur une mouche. Elle avait envie de dégager sa tête mais merde... la grille... punaise... je suis coincée...

mercredi 15 octobre 2014

La vague bleue arrive : Haïkus

 















La vague bleue arrive
impassible elle glisse
dans mes pensées

La vague bleue arrive
sur la plage un souvenir
s'en va revient et dérive

La vague bleue arrive
le sel et le citron
piquent sur tes lèvres

La vague bleue arrive
à la surface flotte
l'air du temps qui passe

dimanche 9 juin 2013

Un temps pour rêver
















Debout dans le bus,
écrasée contre la porte du tramway,
dans le métro bondé, contre une vieille dame,
Je prends le temps de respirer,
Je compte mes respirations
1....2....3....4.....5
et je pars en voyage! 
J'imagine une plage des caraïbes,
Un endroit merveilleux où je suis
déjà allée...
J'imagine tous les détails 
Il fait un temps superbe,
Je ressens la chaleur sur chaque parcelle
de mon corps et une petite brise légère
Je bronze tranquillement...
Je sens les grains de sable glisser 
entre mes orteils,
Je me lève pour aller goûter l'eau,
Je trempe mes pieds
Elle est trop bonne! 
Il y a des poissons multicolores
qui nagent dans l'eau bleue turquoise,
Je me sens bien, la vie est belle,
Je vais bosser dans quelques minutes, je m'offre un voyage immobile... 
Et vous? quelle est votre destination?

vendredi 8 mars 2013

Journée de la femme : Vive les hommes!

Mais pourquoi donc une journée de la femme si on a pas une journée de l'homme? Parité oblige! Il serait grand temps de trouver une date! 

Pourquoi pas ne pas manifester : les hommes sont des femmes comme les autres après tout? Bon d'accord, à d'énormes détails près... nous ne sommes pas égaux et c'est tant mieux.
N'élevez pas les boucliers ... Nous avons de belles différences! 

Quel bonheur de pouvoir se blottir contre un torse musclé, s'envelopper dans des bras forts, essayer de deviner ce qu'il ne dit pas, parler pendant des heures sans se faire couper la parole, euh chéri tu m'écoutes là? Ne pas se mettre les mains dans le cambouis parce que c'est un boulot de mec ça...
Sans parler des fleurs qu'il nous offre ou de la porte qu'il nous tient...



Je crois qu'aujourd'hui en France on a pas trop à se plaindre ... Si ce n'est celui de l'écart de salaire qui n'arrête pas de me friser les moustaches... euh si j'en avais... vous avez remarqué comment j'ai évité la vulgarité... Enfin voilà comme aujourd'hui c'est la journée de la femme OUI j'ai envie de l'avouer! Mon homme fait aussi la cuisine, la vaisselle, le ménage,la lessive il étend le linge et il descend les poubelles... (chéri je t'aime) Attention! ce n'est pas pour ça que je passe mon temps à me limer les ongles... 


On est plus aujourd'hui sur un mode partage des tâches que sur un style de discours : oui mon chéri le repas est prêt tiens je t'ai repassé ta chemise... ce n'est pas celle là que tu voulais, tu en es sûr? HORREUR!!! 
Pourtant il n'y a pas si longtemps que ça, dans la génération de mes parents c'était précisément le cas.

J'ai tendance à dire que j'ai un comportement masculin assez important, je parle haut et fort, je tape du poing sur la table, je dis ce que je pense, sans pour autant être une princesse. Cela je le dois aux hommes qui m'entourent depuis que je suis toute petite et qui m'ont permis de m'affirmer et de devenir la femme que je suis.

Vive la journée de l'homme!

mardi 5 mars 2013

Real Humans : Quand les robots changent le monde!

Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'une série Suédoise incroyable dont l'esthétique et la grâce m'ont totalement convaincue et scotchée.

Il s'agit de Akta Människor (Real humans) qui crée un univers dans lequel les hubots, des robots humanoïdes ont pris la place des humains pour effectuer les tâches de la vie courante. 
Programmés pour être l'employé docile, l'aide à domicile ou l'objet de tous les désirs, les hubots sont d'une bizarrerie indicible. Presque humains sans l'être, ils ont des visages parfaits, des teints de peau diaphanes, des yeux aux couleurs éclatantes. 

 Agissant parfois comme des humains ou ayant des comportements étranges, ils sont programmés en fonction de leur type d'utilisation et se rechargent grâce à une prise électrique. 
On pourrait penser que cette évolution de la société entrainerait un bonheur parfait ainsi que la fin de nombreux problèmes et pourtant, la nature humaine a la dent dure...

Odi joué par Alexander Stocks
 J'ai été particulièrement émue par le jeu des comédiens Sten Elfström qui interprète avec beaucoup d'humour et de vécu le personnage de Lennart, un grand-père qui a l'âge de ses artères et une âme de petit garçon et celui d'Alexander Stocks dans le personnage d'Odi, un hubot un peu usé, qui cuisine des lasagnes et qui va à la pêche. En dépit de l'aspect figé du hubot, le comédien arrive à transmettre une intensité émotionnelle et une fraîcheur remarquables.

Malgré quelques faiblesses scénaristiques cette série ambitieuse nous projette dans son univers élégant, glacial, mécanique et nous embarque dans cette aventure métaphorique où les réflexions sociétales ne laissent aucune place aux tabous.

La série de 10 épisodes sera diffusée en france sur Arte le jeudi soir  à 20h50 du 4 avril au 2 mai 2013

ÄKTA MÄNNISKOR - Bande-annonce (Sous-titres... par levillage-asuivre

mardi 26 février 2013

Wadjda : Le vélo qui vole

Quoi de plus naturel pour un enfant d'apprendre à faire du vélo. Parce qu'apprendre à pédaler c'est déjà le premier pas vers l'indépendance. Dans mes souvenirs d'enfance, je revois encore les petites roulettes, mon père qui les enlève et qui me pousse pour qu'enfin je m'élance, les nombreuses gamelles, mais aussi cet incroyable sentiment de liberté.

Seulement Je suis née en France et ce sentiment très naturel s'effrite alors que je me retrouve devant "Wadjda", premier film réalisé en Arabie Saoudite, étant donné que tous les cinémas ont étés fermés en 1980 par le gouvernement du royaume wahhabite.  Ce film bouleversant, a de plus été réalisé par une femme, la réalisatrice Haifaa Al Mansour ...  Qu'en aurait-il été si j'étais née là-bas?

Là bas, les femmes ont juste le droit de respecter les règles qui leur sont imposées par la religion et par les hommes. L'école, qui de notre point de vue, est davantage gérée comme une prison, éduque les fillettes à peu à peu, endosser les règles qui les privent de leur liberté.

Au travers du regard de Wadjda, écolière de 10 ans qui rêve d'acheter son propre vélo, on se mèle au coeur de ces hommes et de ces femmes, pour qui les traditions et "l'honneur" légitiment les pires discriminations.

Naître femme est presque une honte à en voir l'arbre généalogique du père de Wadjda qui ne retient que les noms des hommes. Les bicyclettes, sont réservées aux garçons parce que ces engins seraient soit disant des voleurs de vertu.

Ce regard de fillette, intrépide, innocent, rempli de fraîcheur et de détermination  m'a touchée au plus profond. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la réalisatrice qui est elle même un peu comme Wadjda, dans le désir d'un jour nouveau, dans le désir de changer les choses, pour qu'enfin toutes les petites filles puissent s'envoler,  au guidon de leur vélo.   
   

jeudi 14 février 2013

Oh my love

Ça sent la rose, le chocolat,
Le parfum du petit matin
L'odeur de ta peau
Ton visage blotti dans le mien

ça frise, ça décoiffe, ça enivre
c'est bon
ça dorlote, ça rassure, ça soulage
c'est frais, c'est chaud, c'est doux

Il n'y a pas de mots pour le dire
Juste ton expression, ton regard, ton sourire
Il n'y a pas de cinéma, d'éclats, de tralala
Juste toi et moi

Un jour comme tant d'autres
et pourtant
un moment, une heure, une seconde unique
où tu berces ma vie et la rends électrique




 









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